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31/01/2008

langue = plaisir

On est polyglotte même en ne parlant que français. Il y a tellement de français différents, de niveaux de langue, de variétés régionales, de langages de situation... C'est un fait, le français est divers.

Mais surtout notre si belle langue s'est enrichie de ses contacts. Il y a les évidents, ceux qui viennent spontanément en tête. Si je vous dis italien ou japonais ou allemand vous pensez quoi?

Moi c'est spaghetti, geisha et vasistas (il m'a toujours fait sourire ce mot ;-). Vous?

Certains mots, comme pizza ou balalaïka sont tellement empreints de leur culture d'origine qu'ils ne pourraient être traduits en français.

Mais pour plein d'autres ... aviez-vous pensé connaître des mots en persan (turban ... pyjama), en tamoul (catamaran), en malais (bambou), en grec (carotte), en suédois (rutabaga) en hindi (bungalow)... ??

Et bien sûr, mes chouchous, l'anglais et l'arabe. Pour l'anglais, il est parfois difficile de déceler qui a influencé qui, français et anglais ont été tellement intimement liés. Mais parking, dancing, hall, palace, puzzle, slip ou smoking ont gardé leur couleur locale (quand bien même ils n'ont pas le même sens dans les deux langues). Pour l'arabe, qu'est-ce qui vous vient en tête?...

Alambic, alcool, algèbre, algorithme sont facilement identifiables, ils ont gardé leur article. Bled, toubib, smalah, caïd, hammam parlent d'eux-mêmes. Mais ... lilas, magazine, nacre, pastèque, sorbet, gazelle? ...

Merci aux livres d'Henriette Walter, passionnante linguiste. Ses ouvrages sont une source inépuisable de connaissances vulgarisées et aussi de récréation ; et merci à Aline, elle sait pourquoi.

11:40 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (15)

27/01/2008

La stratégie des antilopes

Sujet difficile.

Comme toujours plongeant dans le livre sans en rien savoir, je me retrouve cette fois complètement ébahie.4d5a1c81521e6061a8d9c8f89eb9b86e.jpg

Rwanda, mai 2003. Les tueurs hutus qui ont avoué leurs forfaits sont libérés, presque 10 ans après le génocide. Sous l'oeil hagard et incrédule des Tutsis qui ont survécu au massacre, ils reviennent chez eux. C'est la seule solution pour sauver le Rwanda du désastre économique, ces deux communautés, hutue et tutsie étant complémentaires dans la gestion de la terre et du bétail. Tueurs et rescapés sont condamnés à vivre ensemble en bonne intelligence...

C'est le troisième livre que Jean Hatzfeld consacre à ce sujet, Dans le nu de la vie et Une saison de machettes en évoquaient déjà deux facettes, livres qui comme celui-ci avaient été primés.

La stratégie des antilopes parle de la situation aujourd'hui. Récit entrecoupé de témoignages de tueurs et de rescapés, avec le vocabulaire craquant propre aux Africains. Je vous le conseille vivement.

Incrédulité, horreur, honte et culpabilité ont été mes sentiments lors de cette lecture. Où étais-je en 1994? Sur une autre planète? Pourquoi ça ne m'a pas interpelée, ou de si loin? Même sur l'île de Gorée, au Sénégal, dans la maison des esclaves, lieu duquel s'embarquaient les esclaves envoyés en Europe ou en Amérique, où j'avais été anéantie par ces mêmes sentiments, pas une pensée pour le Rwanda ne m'avait effleurée...

J'ai encore tellement à apprendre. Et à faire.

05:50 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (12)

22/01/2008

no scrubs

Hier matin j'allais juste arriver sur mon lieu de travail quand j'ai entendu le début de ceci :

 

 

Comme Gad j'avais envie de crier j'adore cette chansoooooooooooooon ;-)

Enfin surtout l'intro, le début. Souvent je zappe la fin des chansons, vous aussi?

Volume augmenté et chantonnant "i don't want no scrub..." j'ai attendu la presque fin du morceau avant de sortir (de ma Bentley ... j'rigooooooooooooooooole) en me disant que j'allais demander à une de mes étudiantes anglaises de me rappeler (isa grosse prétentieuse, tu veux dire sans doute de t'apprendre) la signification de "scrub".

Faisant le geste de frotter elle me déçoit en me disant "it doesn't mean anything... i don't know what they mean in this song".

Le soir, je me décide à poser la question à ma fille chérie, qui tombée dedans quand elle était petite est une référence pour mes doutes bilingues, et elle me dit sans hésiter "c'est un gars". Quoi un gars? "Ben oui, un gars, une rature, un raté quoi. Je veux pas d'un looser."

Fiat lux concrétisé par un "aaaaaaaah", sentiment mêlé de stupidité (de ne pas avoir capté plus vite et seule), de fierté maternelle (elle en sait des choses ma princesse) et de contentement (enfin, je sais).

Vous vous souveniez de cette chanson?

 

09:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (17)