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04/02/2008

histoire courte à allonger

Eléonord et Léopôle s'étaient aimés par grand froid.

El n'arrivait plus à faire bouger son visage ni sa bouche pour parler et Lé avait du mal à protéger ses yeux fragiles du vent piquant.
Les baisers givrés cristallisaient en fines gerçures sur les lèvres des amoureux transis. Leurs mains se cherchaient, sous les moufles.
Au bout des cils perlaient des flocons de gel qui alanguissaient leurs clins d'oeil complices.
Ce bonheur parfait faisait chaud au coeur.
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C'est juste un brouillon. En fait j'aimerais peaufiner avec vos idées, des phrases, mots, ou autres gestes ;-)
Ca vous tente?

20:20 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (23)

Commentaires

La Sibérie n’était plus cet endroit glacial et lointain, ce lieu d’exil, elle devenait aujourd’hui un lieu intemporel, rempli d’espoir et d’amour. Elle n’était plus froide et sombre comme une nuit qui jamais ne finit mais un décor de noces où les pieds des amants foulaient un tapis soyeux et doux et dont les aurores boréales sublimaient la passion.

(muse : Sibérie m’était comtée…)
PS : quelle idée, j'ai hâte de lire la suite...de ce cadavre exquis..

Écrit par : enila | 04/02/2008

Autour d'El et Lé, ce n'était qu'un désert uniformément blanc et infini.
Les flocons qui les recouraient les enveloppaient d'un voile blnc de douceur. Comme si cette folle et implaccable nature avait voulu bénir leur amour.
El était tombée dans ses bras. Lé l'avait reçu contre lui et la serrait convulsivement. Si fort qu'il en tremblait. El avait passé ses bras autour du cou de Lé et avait lové d'amour sa tête dans son cou. Leur souffle enflammés qui se mêlaient faisaient fondre les flocons qui tombaient sur leur visage.
Leur bouche étreintes l'une à l'autre, El avait passé sa langue sur les lèvre de Lé, et tout ce qu'elle pouvait atteindre du visage de lé et avait bu les larmes que la neige y avait faite.
- Je n'avais jamais rien bu d'aussi bon, dit-elle dans un souffle. Un el lait au Pôle!
Alors il s'était écarté un peu d'elle, avait pris de la neige dans ses mains, l'avait fait fondre dans sa bouche et, aspirant ses lèves contre les siennes, il la lui avait fait boire.

Écrit par : Viny | 04/02/2008

...ce bonheur parfait faisait chaud au coeur de la banquise
qui doucement fondait fondait;
un ours blanc à la dérive
méditait...

Écrit par : totope | 05/02/2008

Deux amoureux transis...voila ce que regardait Paul par la fenêtre du bar d'où il sirotait non énième vodka...
Il buvait ce nectar fort et brûlant; le liquide râpait le fond de sa gorge , la brûlure intense poursuivait son chemin , limant tout le long de son œsophage jusqu'à l'estomac. Absorber ce liquide atrocement fort lui permettait encore d'éprouver un peu de piquant au fond de son coeur meurtri et livide........
Mélancolique , triste , il regardait inlassablement ce couple ; sous l'effet de l'alcool, il se mit à les haïr ...Il haïssait ce bonheur nié que les amoureux possèdent et font jaillir avec une candeur arrogante , là sur l'inlandsis , loin de cet ours polaire qui regardait fondre la banquise..
Il noya son regard d'un bleu azur au fin fond de son verre vide..Le néant, l'absence trop pesante lui était difficilement supportable car il lui fallait vivre.......tout simplement ; ce mot " vivre" rimait aussi faussement que le goût amer de la vodka. Vivre , aimer , de bien pâles souvenirs.....

Soudain , une musique alourdit sa mélancolie, son regard s'aiguisa d'une lame blanche et profonde exacerbant son mal-être .......Une chanson de jazz de Georges Harisson.....Fallait-il encore longtemps supporter ce vide?
Ses angoisses le plongeaient encore plus dans l'abîme de son tourment.....Il avait chaud , il dégoulinait de sueur , une sueur acre qui perlait le long de son front.. Fallait-il cela pour accroitre son supplice ?
Il ferma les yeux ; il est là au bord du gouffre de sa pitoyable vie, titubant au bord de ce précipice, une seconde petite mort...
Il ne manquait plus que cette maudite chanson , cette chanson qui jadis lui amenait tant de bonheur et de chaleur ; cette mélodie le brisa davantage comme se brise la glace en éclat d'étoiles après le passage d'un brise-glace.......un bruit sourd et hurlant dénué de toute compassion......une chanson devenue maudite......

Écrit par : Val | 05/02/2008

ivre et fumant, il sortit dans la brume glacée, des frissons lui parcouraient l'échine, chaleur chiche aussitôt dissipée...

Écrit par : totope | 05/02/2008

Et le froid le happa dans ses griffes et le plaqua tout de son long sur le sol...

Écrit par : Viny | 05/02/2008

Incapable de se relever, embrumé par les vapeurs de l'alcool et de son désespoir, Paul décida de ne pas tenter le moindre effort. Avec de la chance, tous l'ignoreraient, le laissant passer une dernière nuit artique et mortelle...

Mais une main délicate, blanche et douce se posa sur sa joue et il sût...

Écrit par : enila | 05/02/2008

Cette nuit ne serait pas la dernière. Et que la vie lui donnait une nouvelle chance. D'ailleur, il l'aimait trop, Paul, la vie, pour la laisser ainsi s'eller de lui par désespoir.

Écrit par : Viny | 05/02/2008

les dernières notes embuées de sa chanson parvenaient à lui dans un halo de rires étouffés
par le double-vitrage du bar arctique. Il se releva, titubant dans la nuit boréale zébrée d'aurore et se dirigea vers Léopôle et Eléonord....

Écrit par : totope | 05/02/2008

A des dizaines de kilomètres et d'années, dans une chaleur étouffante, devant une mer bleue azur, assise nerveusement sur un sofa une jeune femme, s'apprètait à décacheter une mystèrieuse lettre dont elle n'avait pu reconnaître l'écriture. Des initiales dessinées sur l'enveloppe l'avaient empêchée de remmettre à plus tard cette envie irrépréssible ressentie dès lors que le facteur lui avait glissé le courrier dans la main...

Écrit par : enila | 05/02/2008

....la main blanche et délicate voletait autour de lui...

Écrit par : totope | 05/02/2008

Il s'approcha de Léonord ; le flou de ses yeux dessinait vaguement une silouhette féminine , mince avec une superbe chevelure blonde... dans un souffle étouffé , il tendit une main tremblante vers Léonord et appela: " Camille......"
Il tituba et s'affala aux pieds de Léonord; médusée, elle regardait cet homme roulé à ses pieds ..Il avait perdu connaissance , son manteau s'était légèrement entre-ouvert laissant apercevoir une arme de poing et une enveloppe décachetée laissant s'échapper une longue mêche blonde .....

Écrit par : Val | 06/02/2008

Une mèche de ses propres cheveux, à elle.
Léo, polarisé tout entier sur celle qu'il aimait et la passion qu'elle lui inspirait, insensible à toute autre chose, n'avit encore rien vu.
****
A plusieurs milliers de kilomètres de là, la jeune femme assise face à la mer, avait déchiré l'enveloppe qu'elle venait de recevoir. Elle contenait une simple feuille de papier blanc sur laquelle on lisait ce seul mot, écrit en grandes majuscules: "VIENS".
Attachée à un coin de la feuille par un fil en soie orange, il y avait une longue mèche de cheveux blods et fins...
- Mes cheveux!

Écrit par : Viny | 06/02/2008

Fouetté par le froid et brûlé par l'excès de vodka, André revint à lui et ses yeux se posèrent sur Eléonord dont le sourire si doux lui poignarda délicieusement le coeur un court instant. Comme elle lui ressemblait! Avait-elle reçu sa lettre? Viendrait-elle? Pourrait-elle lui pardonner un jour? Comprendre?
"ça va?" osa timidement El tandis que Lé les rejoignait.
"Je vous ai trouvés très ... attendrissants... c'était insupportable ... même l'ours a hésité sur la conduite à tenir" plaisanta-t-il.
Lé aida André à se redresser.
"J'aimerais téléphoner" déclara celui-ci à brûle-pourpoint ce qui créa un petit nuage de buée autour de ses mots.

Écrit par : isa | 06/02/2008

Là je m'y perds c'est Paul ou André??

Écrit par : enila | 06/02/2008

m'enfin, andré c'est l'ours, énila! ;-)

Écrit par : totope | 06/02/2008

lol je suis vraiment idiote, dsl tout le monde...j'avais pas saisi la métaphore...

Écrit par : enila | 06/02/2008

lol, au temps pour moi, j'ai zappé sur "Paul", j'en étais restée à l' "homme"...
;-)

Écrit par : isa | 07/02/2008

Allez, on continue, c'est trop rigolo. L'homme à la vodka (lol), on l'appellera André-paul.
Lé et El se regardèrent, l'air de ne rien comprendre puis dévisagèrent André-Paul comme s'il était un phénomène. El se mit à rire, d'un rire franc, gai, clair et cristalin.
- Té lé pho né... té lé pho né... té lé pho né... Chantonna-t-elle.
- Oui, dit André-Paul, nerveusement.
- Mais, ça veut dire quoi, té lé ho né, demanda El. C'est du niponais?

Écrit par : Viny | 07/02/2008

Tiens, une idée d'écriture qui revient de loi, mdr ! Bravo, j'ai pas le temps de participer, mais continuez !

Écrit par : Rose | 10/02/2008

Comme tu dis, Isa, c'est trop rigolo, mais je m'y perds, moi aussi ! Allez, continuez, et je me raccrocherai en route...

Écrit par : Stéphanie | 10/02/2008

allez Rose, une petite phrase ou deux, t'as bien ça sous ton clavier magique? ;-)

Steph : c'est Viny qui dit ça mais il a raison.

quand et comme vous le sentez les gars...

Écrit par : isa | 11/02/2008

Je veux pas balancer mais Viny avec son nipponais m'a coupé l'inspiration...dsl (lol)
Mais je promets d'y réfléchir...

Écrit par : enila | 11/02/2008

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